Ma vie et les comédies musicales - ou comment j’ai appris à danser et chanter EN MÊME TEMPS.

Ma vie et les comédies musicales

(ou comment j’ai appris à danser et chanter EN MÊME TEMPS.)


Ma rencontre avec les comédies musicales

Tout a commencé avec les comédies musicales françaises des années 2000 et 2010, celles qu’il y avait en DVD chez moi quand j’étais petite. C’est un peu par hasard que je me suis mise devant la captation de Roméo et Juliette, un samedi soir de 2009.

Ce fut un coup de foudre. L’idée même de danser et chanter ses émotions en groupe sur scène étaient incroyablement réjouissante. J’ai été emportée par l’histoire tragique de cet amour impossible - peut-être faut-il être un brin romantique pour aimer les comédies musicales - et je l’ai regardée en boucle.



Ceci est bien un GIF de Roméo & Juliette, version moi à 8 ans devant mon DVD.


A partir de là, je suis allée voir chaque nouvelle comédie musicale qui passait au Zénith de Nantes, Mozart l’Opéra Rock puis Les amants de la Bastille... Je connaissais les chansons par cœur et j’en bassinais jour et nuit mon entourage.

Mais je ne savais pas que ce n’était qu’une partie infime du monde des musicals tels qu’on les nomme en anglais. C’est là qu’interviennent YouTube et mon papa, un duo gagnant grâce à qui j’ai connu Grease et Singin’ in the Rain. Quand les personnages étaient tristes ou amoureux ou les plus heureux du monde, ils et elles se mettaient à chanter dans leur chambre, leur salon, leur salle de cour. Ça m’a donnée des idées…

Depuis, je continue de découvrir plein de comédies musicales - merci le Do’s pour ça - et je suis loin d’avoir fini ! J’ai aussi le même rêve que tout.e fan de comédie musicale qui se respecte, - genre Rachel Berry - qui est d’aller en voir une pour de vrai à Broadway.

Puisque j’ai cité Rachel Berry, je me dois enfin de souligner à quel point Glee a aussi contribué à cette culture musicale…



Si vous avez la mise en abîme de cette scène, vous êtes officiellement un fan.


Et concrètement, ça change quoi d’avoir les comédies musicales dans sa vie ?

Soyons honnêtes, cela augmente grandement le risque de passer pour une folle ou un fou. On a tendance à se mettre à danser et chanter à tout bout de champ. On marche dans la rue de nuit et on a alors deux possibilités :

Soit on est seul et on se met à chanter Singing in the rain avec un parapluie imaginaire,

Soit on part en soirée avec des ami.e.s, alors on passe en mode diva et on s’époumone : « Someone in the crowd could be the one you need to know… »




Il fut un temps où le couvre-feu n’existait pas…


En écrivant cet article, je me suis rendue compte que c’est peut-être la sociologue en moi qui a alimenté mon goût pour ce genre. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les comédies musicales anglophones illustrent très souvent un fait social et historique, qui a pu être un tabou. On parle de mépris de classe dans My fair lady, de ségrégation raciale dans Hairspray ou West Side Story, d’avortement et de relations sexuelles non-protégées dans Grease ou d’homophobie dans The Prom (cf un de nos articles précédents). Et j’en passe.

Certes, aimer les comédies musicales rend un peu drama queen. Si j’apprends que mon dernier crush est en couple, il est probable que je me mette à chanter « Hopelessly Devoted to You » en pleurant sous ma douche. Et je dois avouer que lorsque je me promène seule pour réfléchir au sens de la vie, c’est POSSIBLE que je ressemble un peu à…




…ça. Il eut été trop dur de ne pas citer High School Musical.


Mais les comédies musicales nous apportent surtout une dose de rêve, de rire et de joie dont il me paraît difficile de se priver.


Mieux, si vous avez la chance de rencontrer des gens qui, comme vous, ont toujours rêvé de danser dans le CROUS et monter leur propre spectacle, vous pouvez partager votre passion avec eux, et ça, c’est très chouette.



Le Do’s Musical is mon Glee Club, clairement.


Si je ne vous ai pas convaincu, vous êtes un cas désespéré je comprends, les goûts, les couleurs… En tout cas, merci de m’avoir lue jusqu’au bout et rappelez-vous : You can’t stop the beat !


Margaux Longeroche

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